Première Nation des Kwanlin Dün
Katelyn Dawson
Pour se donner un brin d’énergie lorsqu’elle court sur l’un des nombreux sentiers du Yukon, Katelyn Dawson s’arrête parfois pour effleurer les arbres et les plantes sur son chemin. « On dirait qu’ils me donnent une tape dans la main et m’encouragent à continuer », raconte-t-elle en riant. C’est pourquoi elle préfère courir à l’extérieur. Katelyn Dawson est charpentière certifiée Sceau rouge, entraîneuse personnelle et coordonnatrice des services de proximité et de mieux-être jeunesse au sein de la Première Nation des Kwanlin Dün. Lorsqu’elle foule les sentiers du lac Fish, là où elle a grandi en pêchant, en cueillant des baies et en chassant l’orignal, elle se sent plus connectée à la terre, plus ancrée. « C’est une façon d’explorer des endroits, de voir de nouvelles choses. Lorsque je cours sur la terre, tous mes sens s’éveillent : je perçois chaque détail qui m’entoure, comme les animaux et le paysage. »
Plus qu’un simple lieu de loisir, ces sentiers représentent pour Katelyn Dawson un espace propice à la transmission du savoir. Elle y observe attentivement les plantes et cherche ensuite à en apprendre plus à leur sujet. Son rôle au sein de la Première Nation des Kwanlin Dün lui permet de prendre part à des camps culturels dans la région, afin de transmettre ses connaissances aux jeunes et leur montrer l’art de fileter le poisson, de poser et retirer les filets et de chasser. Elle s’est aussi inspirée du territoire pour son entreprise d’entraînement personnel. Elle s’efforce d’harmoniser l’entraînement physique avec des activités en plein air, afin que sa clientèle puisse explorer ce « subtil espace sacré » où se rencontrent sa culture et les savoirs occidentaux.
Le lac Fish est pour elle un espace de bien-être, où corps et esprit trouvent leur équilibre. C’est un lieu où elle peut se dépasser sur le plan physique par la course, mais aussi où elle peut avoir des échanges profonds avec ses amis. L’entraînement physique, avec ses hauts et ses bas, procure toute une gamme d’émotions et de leçons, un peu à l’image de la vie. Katelyn Dawson aspire à transmettre sa passion à ceux qui l’entourent. « Il y a quelque chose de thérapeutique dans les montagnes », insiste-t-elle.
Olivia Gatensby
Lorsqu’on visite le Yukon, l’une des choses que l’on remarque, c’est la gentillesse des gens.
« Si vous êtes en quête d’activités, il y a de fortes chances que quelqu’un dans un restaurant ou un bar local ait une idée à vous proposer, explique Olivia Gatensby. Les habitués vous donneront quelques bons conseils. » Selon elle, cela est vrai même si vous ne correspondez pas au stéréotype de l’amateur de plein air que les gens associent souvent au Yukon. Olivia Gatensby, qui a grandi au territoire et qui travaille en communication pour la Première Nation des Kwanlin Dün, ne se décrit pas elle-même comme une grande adepte de sport. Pourtant, plusieurs de ses activités favorites se déroulent en plein air. Elle aime notamment se promener le long du sentier qui borde le fleuve Yukon, au cœur de Whitehorse, ou encore se baigner dans l’un des nombreux lacs de la région durant l’été, souvent jusqu’à tard pour savourer la lumière du soleil de minuit.
Pour elle, rien ne bat la scène culturelle à Whitehorse. Il y a toujours quelque chose à voir ou à faire au théâtre The Guild Hall, dans le quartier Porter Creek, ou encore à la salle de spectacle Lefty’s Well, au centre-ville. L’été est rythmé par une multitude de festivals et de concerts gratuits. En cas de doute, Olivia Gatensby rappelle de ne pas hésiter à demander aux gens pour des conseils.
« Ce qui rend le Yukon si particulier, c’est que bon nombre de ses habitants viennent d’ailleurs, explique-t-elle. Ici, l’entraide ne manque pas : les gens sont toujours prêts à tendre la main parce qu’ils ont souvent eux-mêmes été à votre place. »